Comme on avait que 2h30cle en main pour faire tout, on a surtout vu la partie toltèque maya, et plus rapidement celle exclusivement maya. L’ histoire de Chitzen Itza est assez complexe. Elle fut fondée vers 450 apJC, par une tribu maya venue du sud, les Itza(d ou le nom chitzen, le puits,chitzen itza,le puits des Itza), et connaît une première période de splendeur du VII au IXèmes siècles, puis déclin au Xème. Au XIème, des tribus venues du nord d’origine Toltèque la repeuple.D’après certains les Itzas eux meme seraient revenus conduits par Quetzaltcoalt, le roi de Tula(capitale Toltèque).Celui ci aurait crée une nouvelle dynastie avant de repartir vers le nord. C’est la raison pour laquelle une partie du site est exclusivement maya, et l’autre toltèque, dont l’assimilation culturelle se retrouve à travers l’architecture, le culte du dieu Quetzalcoalt (Kukulcan en maya).La ville s’etendait alors sur 25km2, et abritait 50000personnes. Puis vers 1185, 1250 pour d’autres, la cité fut abandonnée, entre autres suite à une rupture de la triple alliance avec Uxmal et Mayapan. Quand les espagnols arrivent en 1533, il ne reste quasiment personne. Pour la partie maya toltèque, on peut voir : El castillo, dedié au soleil, pyramide imposante à quatre escaliers, qui laisse apparaître par le jeu d’ombres, un serpent ondulent, et ce au moment des équinoxes.Les marches sont au nombre de 365, z etaient quand meme forts ces mayas. Autre partie notoire, le jeu de pelote.La ville en comptait13, mais celui-ci est le plus grand de la mésoamérique. Le jeu opposait 7 joueurs de chaque équipe, 6 au centre, et les 2 capitaines placés sur les terrasses bordant les 2 murs.Le but était de toucher l’anneau de l’équipe adverse avec la boule en bois, et ce à l’aide de battes en bois, du genou, des hanches, et du pied droit uniquement. Les spectateurs, nobles, pretres mais pas le peuple car il s’agissait d’un jeu sacres, se tenaient sur les contours en hauteur (les stades de l’époque quoi). Parvenir à faire passer la balle dans l’anneau était un exploit très rare et l’auteur devenait un héro récompensé par la….mort peut etre. En effet, meme si cela fait toujours l’objet de polémique, certains pensent que les vainqueurs étaient sacrifiés aux dieux, d’autres penchent plutot pour les vaincus(ou encore que les capitaines).Toujours est il que les reliefs de Chitzen représentant le jeu montrent quelques détails révélateurs.On distingue la chaussure droite différente pour la règle, la balle est symbolisée par un crane, la mort donc, et un capitaine vainqueur se fait décapité en guise d’honneur.De sa tete jaillissent six jets de sang, ses coéquipiers !!!!. Par la suite, on peut successivement voir le mur des cranes Le temple des jaguars, la nuit, et des aigles, le jour.L’ aigle tient dans ses serres un cœur, symbole de l’offrande régénératrice nécessaire pour chaque lever du soleil. La plate forme de Venus ou apparaît Quetzaltcoalt sortant comme à son habitude de la gueule d’un serpent à plumes. Le temple aux mille colonnes, chef d’œuvre d’architecture toltèque (contreforts inclinés), et maya(voutes).Sur les 8 colonnes du centre, des prisonniers de guerre les mains liées sont prets à etre sacrifiés. Le puit des sacrifices, car ils ont retrouvé des restes d’enfants au fond de ce trou de 60m de diametre. La partie centrale est purement maya, et pour résumé on y trouve L ossuaire du grand pretre, la casa colorada, la maison du cerf, l’escargot, le temple des nones, l’église, le temple des panneaux et le cénote xtoloc.On peut trouver un cénote dans chaque village d’origine maya, ces rivières souterraines qui ont érodé le calcaire et qui représentaient les réserves d’eau indispensable.Aujourd’hui, il est possible d y plonger.Je sais pas si on aura le temps mais j’espère car il parait que c est magnifique. Pour finir, ce qui diffère des autres cités comme Palenque, Quirigua ou Uxmal, ou un roi avait marqué l’histoire de la ville et favorisé son épanouissement, c’est qu’ici, c’est Quetzalcoalt en personne qui est à l’origine de la 2ème grande période de Chitzen Itza. Dans le nord, au début de tout, il y avait la féminité et le masculin ;de leur union nacquirent 4 fils, qui donneront naissance aux dieux mineurs. Le plus important, Quetzalcoalt (Kukulcan chez les mayas), serpent à plumes, est le dieu de la vie et de l’air.Il a été jusqu’en enfer pour récupérer les os des mort afin de créer un nouveau monde.En essayant d’echapper aux dieu des enfers, il laisse tomber les os, et malgré le risque pour lui, il prend le temps de les arroser de son sang, donnant ainsi naissance aux hommes.A ses enfants, il enseignera aussi l’ architecture, la science, le calendrier, l’agriculture… Sa vie est à l’image d’un saint chrétien, mais son frère Tezcatlipoca, son contraire en enfer, le fait tomber dans le péché, ce qui l’oblige à quitter sa cité toltèque Tula pour le Yucatan.Le Mexique est alors livré aux maléfice de son frère et tous attendent le retour de Quetzalcoalt.C’est la que l’on rejoint l’histoire de Chitzen et des mayas. Autre frère, Huitzilopochli, qui nait armé et chasse les ennemis de sa mère, ses frères les étoiles et sa sœur la lune.Il est le créateur du dieu soleil et donc du jour.Cependant, ce combat contre l’obscurite se repete tous les jours et il faut aider le dieu soleil en régénerant ses forces à l’aide de sang, humain en particulier. La mythologie Aztèque et Maya se croisent et je trouve assez « amusant »les similitudes qu’il existe avec certains traits de la religion judéochrétienne.Les saints, les démons, le mal, le bien, le sang, « prennez et buvez », le retour du messis……….Et ce, sans jamais avoir été en contact avec l’occident jusqu’au XVIème siècle, et ayant pour seule origine commune le fait que les premiers americains soient probablement des mongols venus de l’est.Peut etre, en fait, que l’origine, ou plutot les bases de toutes ces croyances, soient beaucoup plus antérieures que l’on pourrait le penser, meme si ça parait un peu cinglé.En tout cas, ces similitudes, tout comme les traits physiques des indiens avec les peuples d’asie de l’est sont deconcertants, et encore plus en Bolivie, mais ça pousse le bouchon à nouveau plus loin.

El castillo

Le temple aux mille colones

Le temple des jaguards et des aigles

Le mur des cranes

Le jeu de pelote